14.10.2009

Après la crise, c’est avant la crise

2008-03-20t120136z_01_nootr_rtridsp_2_ofrbs-banque-crise-analyste-20080320.jpgLes crises, les récessions, les inflexions de la courbe de croissance sont normales. Et quand il n’y a pas de crise, c’est le moment de se préparer à la venue de la prochaine.

Car la prochaine crise surviendra sûrement. Et si ce n’est pas celle de l’automobile ou du bâtiment, du secteur bancaire ou du tourisme, de l’industrie laitière ou de la pêche, ce sera celle d’un autre secteur économique qui touchera dans son ampleur, plus ou moins, l’ensemble de l’économie nationale, voire internationale.

Sincèrement, et en reprenant les titres de la presse des 30 dernières années, n’en ressort-il pas à l’évidence que nous avons pris l’habitude de nous précipiter d’une crise dans la suivante ?

Alors bien sûr certaines récessions touchent plus gravement que d’autres l’hôtellerie et la restauration. Mais que font les dirigeants des entreprises phares de notre secteur ? Que font les patrons des multiples PME dans notre branche ?

Pour les uns la crise a bon dos. Ce qui se produit, ce n’est pas de leur faute. Ils voudraient bien accorder une augmentation à leurs salariés, mais les clients ne viennent plus. Ils voudraient bien acheter du nouveau matériel, mais les banques ne prêtent plus. Ils voudraient bien régler leurs factures, mais leurs propres clients ne les payent pas. Les plus indélicats profiteront même de cette aubaine pour se débarrasser « au nom de la crise » d’un employé gênant. En fait la crise leur permet de masquer leur incompétence et de rejeter la responsabilité de leur échec sur ce démon qui nous rend à tous la vie plus difficile.

Est-ce bien raisonnable ?

En tant que patron, gérant, directeur c’est notre responsabilité de chef d’entreprise de nous préparer ainsi que nos équipes et notre établissement à l’avenir. Chacun sait profiter des années de vaches grasses. Mais c’est pendant ces années-là qu’il s’agit de gérer avec discernement et circonspection. C’est quand la liquidité est bonne qu’il faut thésauriser et/ou prévoir les investissements nouveaux et négocier les prêts avec sa banque. C’est pendant ces années-là qu’il convient de former en permanence son équipe afin de soigner toujours plus son accueil et son service clients. Quant aux clients ? C’est en permanence qu’il nous faut trouver de nouveaux clients d’une part, et surtout fidéliser les clients existants d’autre part. Il s’agit là d’un travail de longue haleine qui porte ses fruits en particulier quand les temps sont durs.

Nous, de notre côté, nous n’avons pas attendu la dernière minute pour agir et dès le mois de décembre 2008 nous avons mis en place des mesures restrictives de nos dépenses en prévision du manque à gagner. Il ne s’agissait pas de procédures de chicanerie, mais vraiment d’initiatives à court terme, afin de limiter les dégâts. L’objectif était clair et l’ensemble de nos collaborateurs pouvait le comprendre.

D’autre part il a été indispensable de poursuivre notre stratégie de conquête de parts de marché avec opiniâtreté et créativité, mais sans sacrifier notre niveau de prix. Beaucoup trop d’hôteliers pris de panique en voyant leur taux d’occupation diminuer ont tendance à réagir en baissant leurs prix de vente. Il n’existe probablement pas de stratégie plus dangereuse à moyen terme que celle-ci, pour l’hôtel lui-même et pour le marché hôtelier dans sa globalité.

Dans ces périodes-là il faut encore plus qu’en temps normal innover, sortir des sentiers battus et ne pas abandonner une idée parce qu’elle ne fonctionne pas dès le départ. Changer ses habitudes, sortir de la zone de confort qu’est la routine demande des efforts, aussi bien aux clients qu’aux employés, mais c’est aussi le meilleur moyen de se différencier face à la concurrence et un excellent argument pour justifier son prix !

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Nous avons probablement le plus dur de la crise dernière nous. Un certain nombre de canards boiteux on été éliminés ou sont en voie de l’être. C’est tant mieux. Les autres s’en sortiront et pourront choisir  de se reposer sur leurs lauriers ou de préparer la prochaine crise.

Pour ma part j’ai choisi de garder les manches retroussées car : après la crise… c’est avant la crise.

Pascal Muller - Area Manager RAMADA Hotels Austria & Switzerland

11.09.2009

Italie : gagner un emploi en jouant à la loterie

La firme italienne Tigros lance une loterie avec un poste en CDD à la clé pour chacun des dix gagnants.

«J'ai fait les courses et j'ai trouvé un travail», s'exclame une jeune femme sur les affiches publicitaires de Tigros, une société détenant 59 supermarchés en Italie du Nord. Pour fêter son trentième anniversaire, la firme italienne organise une loterie dont les gagnants décrocheront des emplois au sein de l'entreprise. Les heureux élus signeront des contrats à durée déterminée d'une durée d'un an en tant que magasinier ou cariste, pour un salaire de 1.100 à 1.200 euros nets mensuels. A l'issue des CDD, les salariés seront embauchés définitivement sauf en cas de «problème de discipline», a assuré à l'AFP Stefano Trentini, responsable de la communication de Tigros, entreprise qui compte 1.200 salariés.

 

Les syndicats outrés

Le règlement du concours prévoit que les participants détiennent la carte fidélité du magasin et réalisent au moins 30 euros d'achats dans le magasin. Le syndicat CGIL (gauche) a dénoncé cette initiative en estimant qu'elle «instrumentalise le côté dramatique de la crise économique». «Il n'est pas dans notre intention d'offenser qui que ce soit» a répondu Stefano Trentini, qui assure que les clients et les salariés sont très satisfaits de cette initiative cocasse. Depuis le début de la crise, le taux de chômage a grimpé à 7,3% en Italie au premier trimestre 2009. Les demandeurs d'emploi n'ont plus qu'à compter sur leur chance.

Source AFP/Le Figaro

09.09.2009

Tartes à part

1-Tartes-Kluger.jpgAprès la déferlante pizzas, c’est la tarte qui revient en fanfare. Trop longue à préparer ? La pâte n’est jamais aussi bonne que celle de maman ? Appelez la fabrique Kluger, qui crée des recettes sucrées et salées meilleures qu’à la maison.

Par Eva Gablain - source Le Figaro

Les tartes, elle adorait en faire pour ses dîners avant de décider de se lancer. Catherine Kluger, ancienne avocate, délaisse un temps la farine pour le plâtre et commence par relooker une ancienne boulangerie proche du Carreau du Temple. Depuis le début de l’été, elle y confectionne des recettes ultra-gourmandes à emporter, loin des chaînes franchisées et de la lourde quiche lorraine.

Le principe : vous commandez (pour quatre ou six personnes, comptez environ 25 euros), puis vous passez récupérer votre tarte ou vous la faites livrer (14 euros tout de même : les belles sont fragiles et ne voyagent qu’en voiture). À moins que vous ne vous installiez à la minitable d’hôtes pour croquer sans attendre une part de Crabe, oseille et épinards pleine de peps ; ou Jambon-fromage revue à coup de bacon croustillant et de lamelles de parmesan. Attention, les sucrées sont encore « pires » avec leur pâte très croquante au petit goût d’amande. La Fruits rouges, pâte d’amandes et crème au thé vert, est tout simplement fantastique… mais pas autant que la Pêche-dragée. Vous voilà prévenue !

Côté déco, l’influence anglo-saxonne est indéniable : douces harmonies de gris et de bois blond, magazines de cuisine US à disposition, choix de livres griffés La Cocotte et généreux Thermos de café sur la table. Pas étonnant que Catherine avoue avoir appris à cuisiner dans Joy of Cooking (1) : le cheese-cake, délicieux, ne ment pas !

(1) Publié depuis 1931, cet ouvrage est considéré comme la bible de la cuisine américaine. Il en est actuellement à sa huitième édition.

Tartes Kluger, 6, rue du Forez, 75003 Paris. Commandes au 01 53 01 53 53 et via le site.

Ouvert du lundi au samedi de 11 heures
à 20 heures, le dimanche de 10 heures
à 15 heures.
Table d’hôtes de 12 heures
à 18 heures.

07.09.2009

Les secteurs qui recrutent encore

L'énergie, la santé, le secteur public… Des opportunités d'emploi existent toujours dans certains domaines.

L'actualité sur le front de l'emploi et plus particulièrement celui des cadres n'incite toujours pas à l'optimisme. En plein cœur du mois d'août, l'Apec a précisé ses prévisions d'embauches sur l'année : elles devraient être à la baisse de 30 % par rapport à 2008 (comparables toutefois à celles de 2005), pour atteindre entre 140 000 et 145 000 recrutements cadres.

Pour autant, les grands cabinets de recrutement, en première ligne dans cette crise de l'emploi historique, cherchent des raisons de croire en l'avenir. «2008 était exceptionnelle et les chiffres 2009 restent à relativiser. Ils sont deux fois supérieurs à la crise de 1993, où l'on avait 70 000 embauches cadres, rappelle Laurent Derivery, président de Hudson Europe du Sud. Certains secteurs sont certes sinistrés, mais d'autres demeurent très dynamiques.» Lesquels ? Par définition, les marchés anticycliques. «Si la consom­mation d'énergie des entreprises clientes a baissé, les besoins demeurent. Et les nombreux départs en retraite dans le secteur appellent des recrutements», note Laurent Derivery.

 

Énergies nouvelles

La santé, la pharmacie, les services à la personne sont ainsi sollicités. Le secteur public doit renouveler ses effectifs et s'ouvre de plus en plus aux profils du privé. Les banques recrutent encore pour leur réseau, l'assurance n'a pas levé le pied.

«Le secteur de la logistique reste porteur et celui des technologies vertes est en plein essor», remarque pour sa part Fabrice Lacombe, président de Michael Page France. Les énergies nouvelles, les domaines liés au développement durable vont de fait occuper une place grandissante. «Dans le high-tech, des domaines comme la gestion de la confiden­tialité, la maîtrise de l'information demanderont également de plus en plus de compétences», ajoute-t-il. Les recrutements se sont réduits, ils ne se sont pas taris, soulignent les cabinets, et, surprise, des secteurs en difficulté restent eux aussi demandeurs. «Des équipementiers automobiles recherchent des talents pour traverser au mieux la crise, voire pour penser l'après-crise», relève Fabrice Lacombe.

Dans l'aéronautique, malgré la baisse d'activité des compagnies aériennes, «les carnets de commandes sont stables et les recrutements soutenus sur des fonctions supply chain et R&D», renchérit Didier Gaillard, directeur des opérations France Nord d'Expectra.

 

Trouver les bonnes fonctions

Les entreprises auraient-elles tiré les leçons des périodes antérieures ? La gestion de la crise est bien différente des précédentes, estiment encore les cabinets. «Et le business model va évoluer, affirme Laurent Derivery, comme dans l'automobile, où les sociétés se préparent à une vraie révolution.»

Autre constat, mais qui va dans le même sens : au-delà du couple traditionnel commercial-financier, carac­­­téristique des périodes difficiles, des opportunités existent sur d'autres fonctions. «Dans le marketing, même de petites sociétés peu structurées dans ce domaine souhaitent repenser le lancement, la distribution de produits et recherchent des professionnels», relève Olivier Ballu, directeur pôle systèmes d'information et responsable recrutement Ile-de-France chez RH Partners.

De même, les investissements se poursuivent. «Dans les métiers R&D, process, qualité… nous enregistrons des augmentations de 8 % à 10 % par rapport à l'année dernière», remarque Didier Gaillard. La crise est l'occasion de vastes programmes longtemps différés de réorganisation. «Un grand constructeur français vient de se lancer et il n'est pas le seul», témoigne Olivier Ballu, pour qui néanmoins ce sont les PMI-PME qui maintiennent toujours et encore le marché.

06.09.2009

Tops & flops du recrutement

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L’entretien de recrutement est un exercice stressant pour de nombreux candidats. A un tel point que certains se laissent un peu aller. Voici le Top 10 des pires gaffes faites en entretien en 2009 :

1- « Un jeune homme de 24 ans qui se présentait pour un poste de chef de rayon est arrivé à l’entretien avec… sa mère ! »

2- « L’entretien débute quand soudain une petite frimousse sort des vêtements de la candidate. Elle ne quittait jamais son rat ! »

3- « Au fait, quel CV je vous ai envoyé ? » m’a demandé un candidat

4- « J’ai couché avec mes deux premiers patrons, et comme j’ai un mari assez jaloux, j’aimerais maintenant avoir un supérieur plus sérieux »

5- « Je me souviens d’un passionné de cristallerie qui m’a parlé de sa collection d’objets en cristal pendant un long moment, un très long moment »

6- « Un candidat m’a confié en toute honnêteté avoir été licencié de son précédent emploi pour fraude ! »

7- « Un jour, en cliquant sur la photo d’identité du CV d’une candidate, j’ai eu la surprise de la voir s’afficher en grand format et de la découvrir seins nus, toute bronzée, avec des bouteilles de bière devant elle ».

8 -« Je me souviens d’un jeune candidat qui envoyait des textos sous le bureau pendant l’entretien. »

9- «Un candidat à un poste de commercial m’a un jour demandé un side-car de fonction ! »

10 - À l’issue de l’entretien, une candidate m’a demandé "êtes-vous libre pour dîner ce soir ? »


Autant d’anecdotes et de situations surprenantes vécues par les recruteurs qui ont confié aux auteurs de cet ouvrage leurs souvenirs d’entretiens d’embauche les plus marquants.

Le candidat est invité  ici à se nourrir des bévues d’autrui afin d’éviter de commettre les mêmes erreurs. Au fil des chapitres sont abordés les temps forts de l’entretien (les premières minutes, la présentation, la fin de l’entretien...) avec à chaque fois des conseils et astuces livrés par les auteurs.

Sans oublier le mémo des 10 points clés pour réussir un entretien, le Top 10 des erreurs à éviter... Et le bêtisier.

Les auteurs

Collaboratrice de l’agence Nao Presse, Magali Morel est une journaliste spécialisée sur les sujets de société et le monde de l’emploi. Elle a mené durant trois mois une enquête minutieuse auprès de 150 professionnels du recrutement en France pour écrire cet ouvrage unique.

Laurent Pilliet est un spécialiste de la communication en ressources humaines. Il crée en 2007 Nao Presse, agence de contenus sur le monde de l’emploi et de la formation, qui regroupe aujourd’hui plus de 15 journalistes dans ses bureaux à Paris et Montréal.


Laurent Pilliet & Magali Morel : Tops et flops du recrutement, éd. Studyrama, août 2009. 200 pages, 12€

14.08.2009

Tourisme : les métiers qui recrutent

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Dynamique, le secteur touristique continue à recruter malgré un net ralentissement. Le point sur ces fonctions toujours recherchées par les employeurs.

Le tourisme souffre de la crise actuelle et de la baisse du pouvoir d’achat.
Mais ce n’est pas la première fois que le secteur doit faire face à une situation difficile, explique Alain Jacob, président-fondateur du cabinet de recrutement AJ Conseil : « il avait déjà mal supporté la concurrence d’Internet, qui a modifié les habitudes de réservation de la clientèle ».
Plus du quart du trafic passe désormais par la toile, les postes en agences de voyage ont donc tendance à moins recruter. Or, la montée en flèche des transactions sur le web ne compensent pas ce ralentissement du marché de l’emploi. Les sociétés qui fleurissent grâce aux nouvelles technologies doivent en effet faire face aux restructurations, car elles manquent d’ancienneté et le marché n’est pas encore stabilisé. En revanche, elles consacrent des sommes significatives à la communication. Le créneau est porteur et les fonctions de marketing et vente sont donc particulièrement dynamiques dans cette branche.
Par ailleurs, certains domaines très spécifiques montrent d’importants besoins. « Ceux qui tirent le mieux leur épingle du jeu sont les tour-opérateurs, qui proposent des voyages sur mesure afin d’éviter les groupes et de faire visiter des lieux qui ne sont pas proposés dans les catalogues classiques. »

Les opérationnels
Toujours étroitement lié au tourisme, le secteur de la restauration semble ne souffrir que très peu de la crise.
Alain Jacob constate que « les effets commencent à se faire sentir, mais comme ces métiers étaient très en tension, les conséquences ne sont pas catastrophiques ». Au contraire, le marché tend vers un meilleur équilibre entre offre et demande de compétences, rendant les recrutements plus faciles. « La situation économique actuelle a deux effets sur le secteur : certes il y a moins d’offres, en particulier sur les fonctions supports, mais, en raison d’une certaine crainte, les candidats ne veulent pas bouger de leur emploi, ils laissent donc la place à ceux qui ne sont pas encore en poste. »
Ainsi, les métiers de base de la restauration, mais aussi de l’hôtellerie, s’en sortent bien.
Le service en salle recrute toujours, de même que les coulisses, toujours à la recherche de cuisiniers.
Côté hébergement, les besoins en réception restent importants, les agents d’accueil n’ont donc pas de soucis à se faire. Le service aux étages fonctionne lui aussi à merveille.

Place à l’expérience
Dans les faits, le principal effet de la crise, c’est que les offres d’emploi s’adressent davantage à des profils expérimentés qui peuvent justifier d’une excellente connaissance de l’activité. Pas de quoi s’inquiéter côté candidats, car le secteur de l’hôtellerie-restauration-tourisme est paré de ce côté : la plupart des formations s’effectuent en alternance et les stages se multiplient.
En conséquence, même les jeunes diplômés peuvent facilement justifier d’au moins quelques mois de pratique lorsqu’ils investissent le marché du travail.

Séverine Dégallaix




11.08.2009

Les métiers de l’accueil touristique

Dans le secteur du tourisme, l’accueil des visiteurs reste l’objet d’un soin particulier. Et les postes dans ce domaine sont nombreux. Gros plan sur les différents métiers de l’accueil touristique.

Agent d’accueil

Employés sur les stands d’évènements locaux, dans les halls d’aéroports, dans les offices du tourisme ou plus généralement dans tous les guichets d’information, les agents d’accueil reçoivent, informent et orientent les visiteurs en quête de renseignements. Mais leur tâche peut également s’étendre à des missions parallèles, comme le contrôle des droits d’accès, l’accompagnement de visiteurs ou encore la distribution de cartons d’invitation.

Agent d’escale

Présents à la fois dans les aéroports et dans les gares, les agents d’escale n’ont qu’un seul objectif : faciliter le voyage des passagers. Accueil, renseignement, enregistrement des bagages, embarquement, les agents d’escale peuvent avoir de multiples fonctions. Responsables du confort et de la sécurité des voyageurs, ils sont également présents pour assister toute personne dans le besoin.

Accompagnateur de voyage

Chargé d’encadrer des touristes du début à la fin de leur séjour, l’accompagnateur a une mission principale : s’assurer du bon déroulement du voyage. Au quotidien, il accueille, guide et renseigne ses clients, tout en gérant l’ensemble des formalités du séjour auprès des prestataires locaux.

Guide-Interprète

Présents au sein des musées, des sites historiques et autres lieux touristiques, les guides-interprètes sont chargés d’accueillir, d’accompagner et d’informer les visiteurs dans leur parcours. Lors de chaque déplacement, ils doivent à la fois gérer le temps, l’itinéraire et les commentaires des visites.

Des métiers toujours aussi porteurs

Selon Alain Jacob, fondateur du cabinet de recrutement AJ Conseil, « le tourisme individuel n’est pas vraiment touché par la crise, contrairement au tourisme d’affaires. Les fonctions de l’accueil touristique restent donc des postes toujours aussi recherchés. » Pour mettre toutes les chances de votre côté, sachez que les recruteurs sont particulièrement attentifs à quatre qualités principales : une excellente présentation, la maîtrise d’une langue étrangère à l’écrit comme à l’oral, un sens de l’écoute développé et une parfaite maîtrise de soi.

Frédéric Guitton

07.08.2009

L'entret d'embauche hôtellerie restauration

L'important, c'est d'être soi-même

Votre CV a tapé dans l'œil d'un recruteur. C'est bien, mais il reste des obstacles à franchir avant de définitivement le convaincre. Quel que soit le poste pour lequel vous postulez, vous passerez par la case entretien d'embauche. Afin de mettre toutes les chances de votre côté, quelques règles sont à respecter.

Mettez en avant votre savoir-faire
Cela peut paraître évident, mais trop de candidats passent à côté de ce simple conseil. « Il faut vraiment faire ressortir vos capacités, insiste Philippe Mouhoubi, directeur du cabinet de recrutement spécialisé en hôtellerie-restauration Assistotel. Et le plus important est de les faire coller avec les besoins du poste pour lequel vous postulez. » Alain Jacob, lui aussi directeur d'un cabinet spécialisé, Ajconseil, ajoute : « Les entreprises pour lesquelles vous avez travaillé sont aussi des éléments à souligner, car elles peuvent être un gage de la qualité de vos savoir-faire. »

Jouez la carte du naturel
« C'est compliqué de tromper un recruteur. Ou alors il faut être un vrai comédien », glisse Alain Jacob. Or l'hôtellerie-restauration est un secteur où le facteur humain est primordial, la diplomatie et l'écoute sont particulièrement recherchées. Mieux vaut donc jouer franc jeu et mettre votre vraie personnalité en avant. Un recruteur qui repérerait un manque de sincérité ne serait certainement pas enclin à vous faire confiance.

Soyez positif

« Il y a un mal typiquement français que l'on remarque chez beaucoup de candidats, observe Philippe Mouhoubi. C'est le fait d'être constamment sur une note négative. C'est dangereux, car le recruteur évolue également votre capacité à rebondir, à avancer malgré les obstacles. » Alors, même si vous avez vécu une expérience négative précédemment, insistez plutôt sur les enseignements positifs qu'elle vous a apportés.

Ne négligez pas l'aspect financier
Parler du porte-monnaie, c'est encore souvent tabou en France. Et les entretiens d'embauche ne font pas exception : « Les candidats ne sont pas à l'aise avec le sujet, remarque Philippe Mouhoubi. De plus, ils n'ont souvent pas conscience de leur valeur réelle sur le marché, et se dénigrent en demandant une rémunération trop basse qui n'est pas en rapport avec leurs capacités. » Philippe Mouhoubi regrette également que la question du salaire ne représente généralement que 10 % du temps total de l'entretien : « C'est trop peu, car c'est une question essentielle pour le candidat. »

Sébastien Hervier © Keljob.com

04.08.2009

Les métiers qui ne connaissent pas la crise

Vous êtes cuisinier, conducteur de travaux, comptable ou yield manager ? Bonne nouvelle : en dépit des secousses économiques actuelles, ces secteurs continuent d’embaucher. Et ils ne sont pas les seuls…

Santé et grande distribution sur la même lancée
La crise n’empêchera pas les Français de se nourrir, de s’habiller ni de se soigner. On continue d’ouvrir des boutiques et des magasins, ce qui implique le recrutement d’opérationnels comme manager de rayon ou directeur d’enseigne.

La demande reste forte dans le médical et le paramédical. Les besoins concernent aussi bien le personnel soignant (la pénurie est criante chez les infirmières) que le personnel d’encadrement ou les médecins spécialisés.

Service à la personne : au beau fixe
Les services à la personne continuent leur progression. Des milliers d’emplois sont à pourvoir dans l’aide à domicile, le soutien scolaire ou encore les soins aux personnes âgées. Sans oublier l’assistance informatique, qui reste demandée car les particuliers s’équipent de matériel toujours plus sophistiqué.

Hôtellerie-restauration : côté cuisine et côté salle
Malgré un mois de février morose, le 4ème employeur en France (800 000 salariés) a un besoin constant de main d’œuvre en cuisine et en salle, alors que les postes liés à l’encadrement s’essoufflent. Dans les cuisines, les chefs de partie restent une denrée rare. Les métiers du back-office sont aussi recherchés, et notamment le poste de yield manager dans l’hôtellerie. « Cette personne chargée de rechercher le meilleur taux de remplissage au meilleur prix possède un profil très intéressant dans le contexte actuel », indique Alain Jacob, qui dirige le cabinet de recrutement AJ Conseils. Quant à la restauration rapide, elle surfe sur la crise : le géant américain McDonald’s figure cette année parmi les gros recruteurs en France.

Banques de détail : l’effet pyramide des âges
Les nombreux départs à la retraite dans les banques de détail sont une aubaine pour les jeunes diplômés. Elles vont continuer à embaucher, notamment dans les fonctions liées à la relation avec le client (conseiller clientèle, gestionnaire de patrimoine…). Les agents commerciaux et responsables d’agence figurent aussi parmi les besoins.

Les départs à la retraite touchent également les grands groupes d’assurance. Axa France prévoit ainsi d’embaucher 750 salariés commerciaux et 200 administratifs en 2009.

Métiers commerciaux et comptables : des fonctions stratégiques
Quel que soit le domaine d’activité, la fonction commerciale est courtisée. En ces temps d’incertitude, les entreprises veulent maintenir leur chiffre d’affaires, écouler leurs stocks, gagner et surtout conserver leurs clients !
La comptabilité tire également son épingle du jeu. Les comptables chargés du recouvrement, pour faire rentrer les impayés, ont le vent en poupe, tout comme les contrôleurs de gestion et les gestionnaires de paie.
La conjoncture actuelle profite aussi aux fonctions d’optimisation dont le manager de transition, « qui trouve toute sa place dans la crise », selon Noémie Loubaton, directrice chez Robert Half International. Globalement, l’audit et le conseil restent pourvoyeurs d’emplois, car les entreprises ont d’autant plus besoin d’un regard extérieur dans les périodes difficiles.
Autre professionnel recherché : le « credit manager », dont le rôle est de faire rentrer l’argent des clients en retard. Ou encore l’assistant appel d’offres, qui gère et assure le suivi de ces dossiers en recrudescence à cause du marasme ambiant.


BTP : toujours des offres non pourvues
D’année en année, des emplois ne sont pas pourvus dans la construction. En dépit de la crise, le secteur du BTP continue donc d’embaucher dans certaines branches. Selon Alison Little, responsable grands comptes pour le BTP chez Hays, « les profils expérimentés restent très prisés, à la fois pour les métiers de base et d’encadrement ». La pénurie touche principalement le gros œuvre et l’encadrement. Quatre métiers ont un besoin pressant de personnel : les chargés d’affaires, les conducteurs de travaux, les ingénieurs structure et les ingénieurs étude de prix. L’utilité de ces derniers, véritables économistes de la construction, se trouve renforcée par le climat financier tendu.
« Rien que pour le renouvellement de notre personnel, nous recrutons 70 à 75 000 personnes chaque année », avance Armel Le Compagnon, président de la commission nationale de formation à la Fédération française du bâtiment. Le secteur fonde aussi beaucoup d’espoir sur le marché du développement durable qui s’annonce très prometteur en termes de création d’emplois.


L’environnement : le temps des promesses
Les perspectives liées aux métiers verts sont alléchantes. Si l’on se fie au Grenelle Environnement, 500 000 emplois devraient en découler d’ici 2020. « On assiste à un engouement semblable à celui d’Internet dans les années 2000. C’est un secteur en développement et pour tout type de fonction. Des entreprises et de nouvelles formations voient le jour », observe Noémie Loubaton. Des postes seront à pourvoir aussi bien dans l’installation que dans la commercialisation. Des grands groupes comme Total et EDF investissent dans ce secteur.

Olivier Pierson@Keljob.com - mars 2009

01.08.2009

Tests recrutement hotellerie restauration

« Un outil parmi d'autres »

L'entretien d'embauche ne suffit pas toujours à bien évaluer un candidat. Les tests de recrutement permettent par conséquent aux recruteurs d'affiner leur connaissance du postulant. Et là encore, c'est votre personnalité qu'ils cherchent essentiellement à cerner.

Les tests de compétences
Une partie des tests sert généralement à valider les compétences avancées sur votre CV. « Les langues, très importantes dans l'hôtellerie-restauration, mais aussi quelques connaissances spécifiques au secteur, sont évaluées dans la plupart des tests, explique Philippe Mouhoubi, directeur du cabinet de recrutement spécialisé en hôtellerie-restauration Assistotel. Il y a aussi des tests plus techniques, variant selon les postes (cuisinier, réceptionniste ou gérant d'établissement) et selon les entreprises. »

« Mieux lire votre personnalité »
Au-delà de vos capacités techniques, les tests sont essentiels à l’analyse de votre comportement. « C'est très dur d'évaluer quelqu'un en se fiant seulement à un entretien, concède Alain Jacob, directeur du cabinet de recrutement spécialisé en hôtellerie-restauration Ajconseil. Les tests écrits sont un bon moyen de mieux lire la personnalité du candidat. » Souvent, les recruteurs cherchent à déceler les motivations profondes du postulant, que lui-même ignore parfois, ou encore ses principales qualités humaines, comme l'ouverture aux autres. « Pour cela, nous employons des questions ouvertes, en ne laissant pas trop de temps à la personne pour que les réponses soient le plus spontanées possible », indique Alain Jacob. Pour éviter les biais, les questions se recoupent souvent. « Le candidat ne peut ainsi deviner quelle est la réponse attendue ». Cependant, il ne faut pas exagérer l'importance de ces tests. « Rien ne sert de stresser inutilement, rassure-t-il. Ce n'est qu'un outil parmi d'autres pour évaluer les candidats. »

Sébastien Hervier © Keljob.com

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