14.10.2009

Après la crise, c’est avant la crise

2008-03-20t120136z_01_nootr_rtridsp_2_ofrbs-banque-crise-analyste-20080320.jpgLes crises, les récessions, les inflexions de la courbe de croissance sont normales. Et quand il n’y a pas de crise, c’est le moment de se préparer à la venue de la prochaine.

Car la prochaine crise surviendra sûrement. Et si ce n’est pas celle de l’automobile ou du bâtiment, du secteur bancaire ou du tourisme, de l’industrie laitière ou de la pêche, ce sera celle d’un autre secteur économique qui touchera dans son ampleur, plus ou moins, l’ensemble de l’économie nationale, voire internationale.

Sincèrement, et en reprenant les titres de la presse des 30 dernières années, n’en ressort-il pas à l’évidence que nous avons pris l’habitude de nous précipiter d’une crise dans la suivante ?

Alors bien sûr certaines récessions touchent plus gravement que d’autres l’hôtellerie et la restauration. Mais que font les dirigeants des entreprises phares de notre secteur ? Que font les patrons des multiples PME dans notre branche ?

Pour les uns la crise a bon dos. Ce qui se produit, ce n’est pas de leur faute. Ils voudraient bien accorder une augmentation à leurs salariés, mais les clients ne viennent plus. Ils voudraient bien acheter du nouveau matériel, mais les banques ne prêtent plus. Ils voudraient bien régler leurs factures, mais leurs propres clients ne les payent pas. Les plus indélicats profiteront même de cette aubaine pour se débarrasser « au nom de la crise » d’un employé gênant. En fait la crise leur permet de masquer leur incompétence et de rejeter la responsabilité de leur échec sur ce démon qui nous rend à tous la vie plus difficile.

Est-ce bien raisonnable ?

En tant que patron, gérant, directeur c’est notre responsabilité de chef d’entreprise de nous préparer ainsi que nos équipes et notre établissement à l’avenir. Chacun sait profiter des années de vaches grasses. Mais c’est pendant ces années-là qu’il s’agit de gérer avec discernement et circonspection. C’est quand la liquidité est bonne qu’il faut thésauriser et/ou prévoir les investissements nouveaux et négocier les prêts avec sa banque. C’est pendant ces années-là qu’il convient de former en permanence son équipe afin de soigner toujours plus son accueil et son service clients. Quant aux clients ? C’est en permanence qu’il nous faut trouver de nouveaux clients d’une part, et surtout fidéliser les clients existants d’autre part. Il s’agit là d’un travail de longue haleine qui porte ses fruits en particulier quand les temps sont durs.

Nous, de notre côté, nous n’avons pas attendu la dernière minute pour agir et dès le mois de décembre 2008 nous avons mis en place des mesures restrictives de nos dépenses en prévision du manque à gagner. Il ne s’agissait pas de procédures de chicanerie, mais vraiment d’initiatives à court terme, afin de limiter les dégâts. L’objectif était clair et l’ensemble de nos collaborateurs pouvait le comprendre.

D’autre part il a été indispensable de poursuivre notre stratégie de conquête de parts de marché avec opiniâtreté et créativité, mais sans sacrifier notre niveau de prix. Beaucoup trop d’hôteliers pris de panique en voyant leur taux d’occupation diminuer ont tendance à réagir en baissant leurs prix de vente. Il n’existe probablement pas de stratégie plus dangereuse à moyen terme que celle-ci, pour l’hôtel lui-même et pour le marché hôtelier dans sa globalité.

Dans ces périodes-là il faut encore plus qu’en temps normal innover, sortir des sentiers battus et ne pas abandonner une idée parce qu’elle ne fonctionne pas dès le départ. Changer ses habitudes, sortir de la zone de confort qu’est la routine demande des efforts, aussi bien aux clients qu’aux employés, mais c’est aussi le meilleur moyen de se différencier face à la concurrence et un excellent argument pour justifier son prix !

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Nous avons probablement le plus dur de la crise dernière nous. Un certain nombre de canards boiteux on été éliminés ou sont en voie de l’être. C’est tant mieux. Les autres s’en sortiront et pourront choisir  de se reposer sur leurs lauriers ou de préparer la prochaine crise.

Pour ma part j’ai choisi de garder les manches retroussées car : après la crise… c’est avant la crise.

Pascal Muller - Area Manager RAMADA Hotels Austria & Switzerland

11.09.2009

Italie : gagner un emploi en jouant à la loterie

La firme italienne Tigros lance une loterie avec un poste en CDD à la clé pour chacun des dix gagnants.

«J'ai fait les courses et j'ai trouvé un travail», s'exclame une jeune femme sur les affiches publicitaires de Tigros, une société détenant 59 supermarchés en Italie du Nord. Pour fêter son trentième anniversaire, la firme italienne organise une loterie dont les gagnants décrocheront des emplois au sein de l'entreprise. Les heureux élus signeront des contrats à durée déterminée d'une durée d'un an en tant que magasinier ou cariste, pour un salaire de 1.100 à 1.200 euros nets mensuels. A l'issue des CDD, les salariés seront embauchés définitivement sauf en cas de «problème de discipline», a assuré à l'AFP Stefano Trentini, responsable de la communication de Tigros, entreprise qui compte 1.200 salariés.

 

Les syndicats outrés

Le règlement du concours prévoit que les participants détiennent la carte fidélité du magasin et réalisent au moins 30 euros d'achats dans le magasin. Le syndicat CGIL (gauche) a dénoncé cette initiative en estimant qu'elle «instrumentalise le côté dramatique de la crise économique». «Il n'est pas dans notre intention d'offenser qui que ce soit» a répondu Stefano Trentini, qui assure que les clients et les salariés sont très satisfaits de cette initiative cocasse. Depuis le début de la crise, le taux de chômage a grimpé à 7,3% en Italie au premier trimestre 2009. Les demandeurs d'emploi n'ont plus qu'à compter sur leur chance.

Source AFP/Le Figaro

07.09.2009

Les secteurs qui recrutent encore

L'énergie, la santé, le secteur public… Des opportunités d'emploi existent toujours dans certains domaines.

L'actualité sur le front de l'emploi et plus particulièrement celui des cadres n'incite toujours pas à l'optimisme. En plein cœur du mois d'août, l'Apec a précisé ses prévisions d'embauches sur l'année : elles devraient être à la baisse de 30 % par rapport à 2008 (comparables toutefois à celles de 2005), pour atteindre entre 140 000 et 145 000 recrutements cadres.

Pour autant, les grands cabinets de recrutement, en première ligne dans cette crise de l'emploi historique, cherchent des raisons de croire en l'avenir. «2008 était exceptionnelle et les chiffres 2009 restent à relativiser. Ils sont deux fois supérieurs à la crise de 1993, où l'on avait 70 000 embauches cadres, rappelle Laurent Derivery, président de Hudson Europe du Sud. Certains secteurs sont certes sinistrés, mais d'autres demeurent très dynamiques.» Lesquels ? Par définition, les marchés anticycliques. «Si la consom­mation d'énergie des entreprises clientes a baissé, les besoins demeurent. Et les nombreux départs en retraite dans le secteur appellent des recrutements», note Laurent Derivery.

 

Énergies nouvelles

La santé, la pharmacie, les services à la personne sont ainsi sollicités. Le secteur public doit renouveler ses effectifs et s'ouvre de plus en plus aux profils du privé. Les banques recrutent encore pour leur réseau, l'assurance n'a pas levé le pied.

«Le secteur de la logistique reste porteur et celui des technologies vertes est en plein essor», remarque pour sa part Fabrice Lacombe, président de Michael Page France. Les énergies nouvelles, les domaines liés au développement durable vont de fait occuper une place grandissante. «Dans le high-tech, des domaines comme la gestion de la confiden­tialité, la maîtrise de l'information demanderont également de plus en plus de compétences», ajoute-t-il. Les recrutements se sont réduits, ils ne se sont pas taris, soulignent les cabinets, et, surprise, des secteurs en difficulté restent eux aussi demandeurs. «Des équipementiers automobiles recherchent des talents pour traverser au mieux la crise, voire pour penser l'après-crise», relève Fabrice Lacombe.

Dans l'aéronautique, malgré la baisse d'activité des compagnies aériennes, «les carnets de commandes sont stables et les recrutements soutenus sur des fonctions supply chain et R&D», renchérit Didier Gaillard, directeur des opérations France Nord d'Expectra.

 

Trouver les bonnes fonctions

Les entreprises auraient-elles tiré les leçons des périodes antérieures ? La gestion de la crise est bien différente des précédentes, estiment encore les cabinets. «Et le business model va évoluer, affirme Laurent Derivery, comme dans l'automobile, où les sociétés se préparent à une vraie révolution.»

Autre constat, mais qui va dans le même sens : au-delà du couple traditionnel commercial-financier, carac­­­téristique des périodes difficiles, des opportunités existent sur d'autres fonctions. «Dans le marketing, même de petites sociétés peu structurées dans ce domaine souhaitent repenser le lancement, la distribution de produits et recherchent des professionnels», relève Olivier Ballu, directeur pôle systèmes d'information et responsable recrutement Ile-de-France chez RH Partners.

De même, les investissements se poursuivent. «Dans les métiers R&D, process, qualité… nous enregistrons des augmentations de 8 % à 10 % par rapport à l'année dernière», remarque Didier Gaillard. La crise est l'occasion de vastes programmes longtemps différés de réorganisation. «Un grand constructeur français vient de se lancer et il n'est pas le seul», témoigne Olivier Ballu, pour qui néanmoins ce sont les PMI-PME qui maintiennent toujours et encore le marché.

15.04.2009

Hôtellerie - restauration : des perspectives pour tous

08eb9276-28c8-11de-94c9-b806e68df628.jpg

Le secteur hôtelier est ouvert à tous les profils, même aux jeunes sans diplômes. Crédits Photo: Jean-Christophe Marmara
Avec la baisse annoncée de la TVA, le secteur, qui emploie 886 000 salariés et dont les besoins en personnel restent importants, affirme vouloir embaucher et investir pour fidéliser ses talents.


L'offre d'emploi est sur le site d'Accor. C'est un poste de responsable logistique. Profil recherché ? Bac + 5 avec dix ans minimum d'expérience, dont cinq au moins dans la grande distribution. Selon l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), les cafés, hôtels, restaurants, cantines et traiteurs prévoyaient en fin d'année dernière de recruter 2 300 cadres sur 2009, pour des postes en France métropolitaine. L'an dernier, ils en avaient embauché 2 660. Mais depuis, la crise est passée par là…

Dans l'ensemble, le secteur emploie déjà plus de 886 000 salariés, dont 63 600 cadres seulement. La plupart des directeurs d'hôtel et responsables de restaurant sont issus de la promotion interne ; ne pas avoir de diplômes n'est pas rédhibitoire. Toutefois, les étudiants de grandes écoles et les cadres confirmés ont aussi des carrières qui s'offrent à eux.

«Ce sont des secteurs qui ont besoin de diplômés de grandes écoles, même si ce ne sont pas les profils les plus recherchés, insiste Alain Jacob, président fondateur d'AJ Conseil, un cabinet de chasseurs de têtes et de conseil dans l'hôtellerie et la restauration. La plupart d'entre eux font carrière dans les états-majors des grands groupes (direction générale, marketing, communication, contrôle de gestion…). Mais il y a des cas à part : quand il était à la tête du restaurant Taillevent, à Paris, Jean-Claude Vrinat, un ancien HEC, accueillait midi et soir ses clients !»

Après vingt ans passés chez LVMH, Vincent Coubard a ainsi rejoint Louvre Hôtels (850 hôtels Première Classe, Campanile et Kyriad) en tant que directeur des ressources humaines il y a deux ans. «Un bac + 4 peut commencer chez nous en tant qu'adjoint de direction pour ensuite exercer des responsabilités au siège (250 personnes sur un total de 11 000 collaborateurs), affirme-t-il. De plus en plus, nous privilégions les profils qui ont connu d'autres secteurs que l'hôtellerie.»


Adéquation des formations

Les formations se mettent au « diapason » des besoins. L'Essec propose un MBA en management hôtelier international qui forme une soixantaine d'étudiants chaque année. La moitié arrive avec une formation hôtelière en poche. Mais l'autre sort d'une licence, d'une maîtrise ou d'une école de commerce classique. Qu'est-ce qui attire le plus ces étudiants ?

«La vente et le marketing par Internet qui consiste à définir la stratégie prix en ligne, selon Charles Luthi, directeur des relations étudiants-entreprises de ce MBA, mais aussi le conseil en immobilier hôtelier, car les grands groupes hôteliers et immobiliers ont créé des divisions spécialisées pour évaluer, acheter et vendre leurs actifs.» Benoît Meyronin est directeur recherche et développement de l'académie du service chez Accor, professeur à l'ESC Grenoble et responsable du master en marketing des services. Sur les vingt-cinq élèves qu'il a recrutés pour la rentrée prochaine, sept jeunes femmes visent la direction d'un hôtel dans les cinq ans. Pourquoi choisissent-ils ce master ? Certains veulent succéder à leurs parents, d'autres profiter d'une première expérience à l'étranger. «Nous leur expliquons que diriger un hôtel, c'est diriger une PME, un bon tremplin pour exercer ensuite des responsabilités d'encadrement», souligne-t-il.


Opération séduction

Le secteur n'a pas les charmes de l'industrie cosmétique, agroalimentaire ou des grands cabinets de conseil, mais «l'intérêt de nos étudiants pour l'hôtellerie est croissant», assure Benoît Meyronin. Il faut dire qu'on parle surtout de ses mauvais côtés. «En France, comme dans la plupart des pays latins, les métiers de services souffrent d'une image médiocre parce que les horaires sont difficiles», explique Alain Jacob.

Il milite d'ailleurs pour une opération «séduction» qui mettrait en avant les perspectives de la filière. «L'hôtellerie et la restauration manquent d'actions concertées. La baisse de la TVA à 5,5 % pourrait dégager des moyens pour ce type de communication destiné à attirer les talents», insiste-t-il.

Mathilde Visseyrias
Source Le Figaro



Bookmark and Share


22.03.2009

Restauration: la TVA à 5,5% coûterait 2,5 milliards d'euros

P951523D861349G_apx_470__w_ouestfrance_.jpgPARIS (AFP) — Le ministre du Budget, Eric Woerth, a estimé mardi que la baisse de la TVA à 5,5% dans la restauration se traduirait par "2,5 milliards d'euros en moins dans les caisses" qui pourraient ensuite être compensés par les emplois ou la consommation.

La TVA à 5,5%, "ça fait 2,5 milliards (d'euros) de moins dans la caisse aujourd'hui en direct. Peut-être les rattrapera-t-on par les emplois créés ou par la consommation", a déclaré M. Woerth, interrogé sur Europe 1.

"Il faut qu'il y ait une contrepartie à la fois sur l'emploi et les prix", a-t-il ajouté.

L'application du taux réduit français à 5,5% coûterait 3,2 milliards d'euros, selon Bercy, chiffre auquel il faut retrancher environ 800 millions d'euros d'allègements sociaux accordés à la profession depuis 2004 en attendant la baisse de la TVA.

Le 5 mars, M. Woerth avait estimé qu'une baisse de la TVA coûterait un milliard d'euros aux finances publiques sans préciser sur quel taux il avait basé ce calcul.



Bookmark and Share


03.03.2009

100ème édition du guide Michelin

h_9_ill_1079844_000_arp2024745.jpgNé en 1900, le Guide Michelin fête cette année sa 100e édition, déduction faite des années de guerre dont le XXe siècle ne fut pas avare. La dernière publication, parue lundi 2 mars, se signale moins par la surprise de voir telle ou telle étoile apparaître au firmament ou disparaître dans un trou noir, que par le quasi-équilibre entre le nombre des tables étoilées (548) et celui des Bib Gourmand (527), en forte augmentation (86 nouveaux). Les Bib Gourmand sont décernés à des tables qui offrent un très bon rapport qualité-prix, soit 29 euros en province et 35 euros à Paris. C'est, en cette année de pénurie, la vraie richesse de ce guide.

Le nombre des trois-étoiles ne change pas (26) avec l'arrivée d'Eric Fréchon du Bristol, puisque Olivier Roellinger, à Cancale, a fermé son établissement à l'automne 2008, en ayant la courtoisie de le faire savoir en temps opportun ; ce que n'a pas fait Marc Veyrat. La Maison de Bricourt disparaît donc de l'édition 2009. Neuf tables nouvelles accèdent à la deuxième étoile, dont une directement, sans passer par la case 1. C'est le cas de l'Anglais Gordon Ramsay, le très médiatique chef du Trianon Palace à Versailles. Plus classiquement, le Saint-James de Michel Porthos à Bouliac (Bordeaux), Michel Roth à L'Espadon du Ritz (Paris), Guy Lassausaie (Chasselay), l'hostellerie Le Castellas, au Pont-du-Gard (Collias), obtiennent en toute logique leur second macaron.

C'est aussi le cas de Mathieu Viannay qui a repris cette année La Mère Brazier (Lyon), du Casteldelmar à Porto-Vecchio et de Faventia (Tourettes). Il faut ajouter à cette liste L'Atelier de Jean-Luc Rabanel à Arles, dont l'erratisme culinaire surprend en pareille compagnie. Deux établissements seulement quittent cet empyrée : Le Moulin de Mougins d'Alain Llorca et Les Elysées à Paris.

Chez Ruffet, à Pau, passe de deux à une étoile. Parmi les 63 nouveaux promus dans cette catégorie, saluons à Arles La Chassagnette et son jardin bio en pleine Camargue ; la jeune Andrée Rosiers, première femme meilleure ouvrière de France 2007, est récompensée à Biarritz, de même que Julien Ducoté, ancien second de Michel Rostang, à Boulogne-Billancourt. L'Auberge de la Charme près de Dijon reçoit aussi un premier macaron. Et encore, à Paris : Fogon et Le Jules-Verne. Les efforts de Pascal Yar au 35 Quai Ouest sont également encouragés, ainsi que ceux de L'Arôme, de L'Agapé et La Bigarrade. A Saint-Pée-sur- Nivelle, l'étoile de L'Auberge basque est largement méritée, tandis que la nouvelle direction de Greuze à Tournus renoue avec Michelin.

Les espoirs, une catégorie intermédiaire créée pour anticiper une promotion - qui n'arrive pas toujours - sont peu nombreux cette année et accordés seulement aux titulaires d'une étoile. Cela risque d'émousser la compétition. Il est vrai qu'avec 26 trois-étoiles, il faut attendre son tour, ou une défection.

Cette édition 2009 paraît donc de transition, sans grande surprise parmi les étoilés, avec des oublis et des injustices comme l'absence de toute mention de Chen, le meilleur restaurant chinois de Paris qui fut étoilé entre 1999 et 2006 ; l'absence aussi de Gilles Epié dont l'entrée à une étoile n'était que justice ; sans parler de l'excellent Alain Dutournier dont le retour à une forme classique, épurée et précise n'aurait pas dû échapper aux inspecteurs du guide.

Il est vrai qu'un changement de patron se préparait à la tête du guide de la France. Juliane Caspar, qui remplace Jean-François Mesplède, n'aura pas trop d'une année pour faire le tour de la question et adapter, enfin, des critères vieux comme le Michelin.

Jean-Claude Ribaut
Source Le Monde

20.02.2009

Licenciement : vos leviers de négociation

droits.jpgCadre hier, peut-être chômeur demain. Parce que cela arrive parfois, préparez-vous à être licencié. Votre employeur subit de plein fouet une conjoncture économique défavorable. Ou encore, il a décidé une réorganisation sauvage des services et vous en faites les frais. Bref, on vous invite à aller voir ailleurs. La négociation liée à la rupture de votre contrat de travail est pour bientôt. Il est temps de faire le point sur ce à quoi vous avez droit.

En quoi puis-je contester le licenciement ?

Un licenciement ne peut avoir de valeur légale que lorsque l’employeur assure avoir tout tenté pour reclasser le salarié sur un emploi équivalent ou de catégorie inférieure. Dans les faits, votre patron ne peut pas vous proposer n’importe quoi. « Il y a une obligation de bonne foi » explique Emmanuel Mauger, avocat spécialiste en droit social. « Chaque situation est particulière mais une proposition de poste dans une filiale au Sri Lanka peut se contester ». Au salarié de démontrer que ce licenciement est « injuste ».

Quelle est le plafond d’indemnisation de l’assurance chômage ?

Le statut cadre est avantageux, surtout au niveau des rémunérations. En cas de chômage, les règles de prises en charge par le Pôle Emploi sont claires : le salaire mensuel brut en est le pivot. Si ce salaire est compris entre 1 928 et 11 092 euros par mois, l’allocation sera égale à 57,4% du SJR (salaire journalier) avec 11,37% de retenues sur l’allocation (CSG-CRDS et retraite). Le plafond maximum d’indemnisation est de 5 643 € par mois.

Lire la suite en cliquant ici
Antoine Vlastuin © Cadremploi.fr

18.02.2009

L'emploi des cadres plie mais ne rompt pas

emploi-apec_01.jpgOn broyait du noir ? On va peut-être se contenter de ronger notre frein. C’est que la dernière photographie de l’emploi cadre, signée par l’Apec et corroborée par nos chiffres, n’est pas si sombre que cela. Évidemment, les 11 000 entreprises interrogées par l’Agence pour l’emploi des cadres font état d’une baisse du nombre d’embauches de 17 %. C’est beaucoup, mais il faut la comparer aux 200 000 recrutements réalisés l’an passé. Une année record qui va retomber à 165 000 en 2009. Ce qui, par les temps qui courent, n’est pas si désastreux.

En plus, toujours selon l’Agence, ce chiffre ne devrait pas diminuer et rester à ce niveau jusqu’en 2013. Jusqu’à la reprise ? Impossible de savoir si elle aura lieu cette année-là. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que d’ici là, les cols blancs sont beaucoup moins menacés que d’autres par la crise qui nous tombe sur le coin de la conjoncture. Même au niveau des licenciements, où seulement 4% des entreprises interrogées pensent tailler dans leurs effectifs de cadres.

Mais pourquoi, dans un contexte comme celui que nous vivons, les hauts salaires seraient-ils plus épargnés que les rémunérations moins élevées ?

Mystère et fiche de paie. On sait que les postes d’intérimaires et les CDD sont les premiers à être supprimés ou non renouvelés en cas de crise. On sait aussi que les ouvriers de production (automobile, métallurgie, etc.) sont actuellement menacés. En revanche, les cadres de ces secteurs en difficulté le sont moins. A fortiori ceux des branches moins chancelantes. Qu’ils soient commerciaux, marketeurs ou ingénieurs, ils seraient, toujours selon l’Apec, aidés par les investissements que les entreprises mettent en place, pour développer et vendre de nouveaux produits et services destinés à contourner la crise.


Lire la suite en cliquant là
Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

21.01.2009

Préparer son entretien annuel d'évaluation

entretien_01.gifL’entretien annuel d'évaluation, un bidule inutile ? Pas si vous le préparez aux petits oignons et faites comprendre à votre n+1 que vous en attendez du concret. Ce rendez-vous permet de faire un bilan de l’année passée mais surtout d'évoquer l'avenir. Si vous avez des velléités d'évolution, c'est le moment d'en parler.

Janvier, c’est généralement le mois des cartes de vœux…et de son entretien d’évaluation. Rendez-vous attendu mais souvent angoissant où l’on parle de ses perspectives professionnelles et où l’on tente généralement d’obtenir une augmentation. Parce qu’il est fréquent de s’en vouloir une fois l’entretien terminé, il est important de préparer ce rendez-vous dans les moindres détails. Argumentation concise, chiffres carrés, vos propos doivent être précis car la moindre approximation peut être exploitée pour vous déstabiliser.

Définir clairement des objectifs à atteindre

« Le meilleur moyen d’aborder cet événement, c’est de définir en amont les objectifs à atteindre », explique Eric Mercier, coach de carrière. Vous souhaitez une augmentation ? Vous désirez obtenir une formation ? Ou alors tout simplement éviter le licenciement ? En fonction de vos souhaits, vous devez adapter vos arguments. « Le meilleur moyen d’être clair face à son manager, c’est d’être factuel », répète Eric Mercier. Alors n’hésitez pas : deux semaines avant la date fatidique, réservez quelques dizaines de minutes chaque jour pour rassembler les informations qui appuieront votre bilan.

Ne pas se limiter aux chiffres

« Etre factuel, cela ne se limite pas à regrouper les chiffres qui flattent votre égo, avertit Eric Mercier. Cela peut être aussi des informations annexes, pas forcément connues de votre supérieur : du genre, l’un de mes objectifs de l’année était d’améliorer les relations avec la cellule R&D. C’est chose faite, désormais je prends un café chaque semaine avec les principaux membres de l’équipe et nos projets communs ont progressé de 5 %. »


Se préparer à essuyer des reproches


En résumé, récoltez le maximum d’informations possibles sur la grille d’évaluation puis revisitez à sa lecture les succès et les infortunes de l’année écoulée. « C’est un moyen utile pour anticiper les reproches et réfléchir aux réponses à apporter », commente Eric Mercier. Vos objectifs de vente ne sont pas totalement atteints ? L’une des réponses adéquates pourrait être : « J’ai bien réfléchi à ce problème (vous n'êtes pas surpris que le sujet soit abordé) et j’ai décidé de consacrer cette année un jour de plus à la prospection » (vous proposez une réponse à ce problème).

Apporter des solutions, pas des problèmes

Pour être bien perçu par son manager, il ne faut pas être source de problèmes mais au contraire lui apporter des solutions. Si votre objectif est de décrocher une formation, expliquez simplement : « Je me suis fait mal comprendre par mes équipes, ce qui a engendré des retards de livraison à nos clients. J’envisage donc une formation à la communication qui me sera très utile pour réaliser mes prochains objectifs. »

Lire la suite en cliquant ici
Source : Cadremploi


27.12.2008

2009...

carteajconseil.jpg

Toutes les notes